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Dieu éprouve son peuple

 

 

« Éternel des armées, qui éprouves le juste, et qui vois les reins et les cœurs » (Jérémie 20, 12).

Oui, Dieu éprouve le cœur de ses enfants. Il le fait pour nous, pour que nous puissions voir ce qui nous habite. Il ne le fait pas pour lui, car lui il connait ce qui est à l'intérieur de notre être, mais pour nous, pour que nous puissions nous connaître et perdre cette confiance que nous avons en nous-mêmes.

Pendant le cheminement du peuple d'Israël dans le désert depuis la sortie d'Égypte, il est dit : « l'Éternel ton Dieu t'a porté comme un homme porte son fils dans tout le chemin où vous avez marché » (Deutéronome 1, 31). Malgré toutes leurs fautes, l'Éternel les avait portés et, jusqu'à la fin du chapitre 18 de l'Exode, la grâce régnait et caractérisait toutes les voies de Dieu envers eux. « Vous avez vu ce que j'ai fait à l'Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d'aigle, et je vous ai amenés à moi » (Exode 19, 4). Il avait tout accompli pour eux, fruit d'une grâce parfaite et de son amour pour Israël.

Mais Dieu éprouve son peuple, car Il « prend plaisir à la vérité dans l'homme intérieur » (Psaumes 51, 6). « Et maintenant, si vous écoutez attentivement ma voix et si vous gardez mon alliance, vous m'appartiendrez en propre d'entre tous les peuples » (Exode 19, 5). Notons bien comment le peuple répond à L'Éternel : « Et tout le peuple ensemble répondit et dit : Tout ce que l'Éternel a dit, nous le ferons » (Exode 19, 8). Malheureux peuple d'Israël ! Ils ne se connaissaient pas, et se sont placés volontairement sur le terrain de leur obéissance devant Dieu, faisant dépendre leur bénédiction d'eux-mêmes. Ils n'avaient pas compris, malgré toutes les fautes qu'ils avaient commises depuis la sortie d'Égypte, qu'ils n'étaient pas capables d'obéir à l'Éternel ! Nous aussi, comme chrétiens, nous ne sommes pas capables de nous tenir sur ce terrain-là. Nous sommes appelés à dépendre, en tout et pour tout, de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. S'ils s'étaient connus, ne serait-ce qu'un peu, ils n'eussent jamais dit sans réfléchir : Tout ce que l'Éternel a dit nous le ferons.

Et nous, comme croyants, qui sommes sous la nouvelle alliance, avons-nous compris que « séparés de Lui (le Christ) nous ne pouvons rien faire » (Jean 15, 5) ? « Mieux vaut que tu ne fasses point de vœu, que d'en faire un et de ne pas l'accomplir » (Ecclésiaste 5, 5). Non, nous ne pouvons pas compter sur notre propre force ou piété pour vivre la Parole de Dieu. Il faut que nous nous présentions devant Lui comme des vases vides que Lui seul peut remplir. La vie chrétienne est toujours un débordement de vie. Lorsqu'un vase est plein, il déborde. Nous avons à nous laisser remplir de son bon Saint Esprit qui « nous conduira dans toute la vérité » (Jean 16, 13) et qui nous rendra capable de vivre en nouveauté de vie (Romains 6, 4), en nouveauté d'esprit (Romains 7, 6).

La foi, ce n'est pas se confier en soi-même, dans ses capacités ou dans ses raisonnements, ni même dans sa propre foi, mais c'est se confier dans un Dieu que nous n'avons pas vu - que nous ne verrons jamais (1 Timothée 6,16) - mais dont nous connaissons l'amour, qui s'est révélé en Christ. Jésus a dit lui-même quand Il était ici-bas : « Celui qui m'a vu, a vu le Père » (Jean 14, 9). Aujourd'hui, le Saint Esprit nous le fait contempler : « nous voyons Jésus... couronné de gloire et d'honneur » (Hébreux 2, 8-9).

Que le Seigneur nous encourage tous à placer en Lui notre confiance, non seulement pour notre salut, mais aussi pour ce qui est très important : pour notre marche avec Lui.

« Car c'est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (Philippiens 2, 13).

Votre frère Lionel

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