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La génisse rousse

(Nombres 19)

 

 

Nous avons le désir, avec l'aide de Dieu, de mettre en lumière quelques pensées sur ce très beau passage de la Parole de Dieu au sujet de la génisse rousse dans le livre des Nombres. Quel est son enseignement pour nous qui ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce ?

Premièrement, que représente-t-elle ? De qui est-elle l'image ? Elle est une image du Seigneur Jésus « sans tare, qui n'ait aucun défaut corporel, et qui n'ait point porté le joug » (Nombres 19,2).

Qui est sans tare ou sans tache, si ce n'est le Seigneur Jésus seul ? Et qui n'a aucun défaut si ce n'est Lui (1 Pierre 1,19-20) ? Qui n'a jamais porté le joug du péché ? Certes, notre Seigneur a porté nos péchés sur le bois de la croix (1 Pierre 2,24), mais quant à lui-même « il n'y a point de péché en lui » (1 Jean 3,5). Lui, « qui n'a pas connu le péché » (2 Corinthiens 5,21), fut tenté : « en toutes choses comme nous, à part le péché » (Hébreux 4,15). Il est en effet « la sainte chose qui naîtra » de la vierge (Luc 1,35) et qui sera appelée « Fils de Dieu ».

Cette génisse était égorgée hors du camp, devant Éléazar le sacrificateur : une figure de nous-mêmes en tant que sacrificateurs.

Nous avons devant nos yeux le Seigneur qui a porté le jugement de nos péchés, qui porte ici le caractère de souillures, et il est ajouté « on brûlera la génisse devant ses yeux : on brûlera sa peau, et sa chair, et son sang, avec sa fiente » (Nombres 19,5). Combien le jugement de Dieu est implacable à l'égard du péché et de la souillure ! Dans les autres sacrifices en Lévitique 4 et au chapitre 16, la graisse était fumée sur l'autel ; ici ce n'est pas le cas : tout est consumé, brûlé devant nos yeux. Nous prenons conscience de la haine de Dieu quant au péché sous son caractère de souillure pendant notre marche dans le désert de ce monde ; les yeux de notre cœur s'ouvrent et nous voyons le prix que le Seigneur Jésus a payé sur la croix de la sixième heure à la neuvième, lorsqu'il a crié « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27,46).

Le sacrificateur devait apprendre quelque chose que nous aussi nous devons apprendre et que nous avons du mal à réaliser : il devait prendre du bois de cèdre, de l'hysope, et de l'écarlate et les jeter au milieu du feu où brûle la génisse (Nombres 19,6). Nous savons ce que représente le cèdre : la grandeur humaine (Ésaïe 2,12-17) ; l'hysope : ce qu'il y a de plus humble, mais n'est que fausse humilité (Colossiens 2,18) ; et l'écarlate : la gloire extérieure de l'homme dans ce monde. Toutes ces choses subissent le même jugement. Ce sont des figures de la nature humaine qui, avant la chute de l'homme, étaient très bonnes, mais qui maintenant sont corrompues par le péché. H. L. Heijkoop a écrit : « Sommes-nous prêts, comme l'apôtre Paul, à regarder toutes choses « comme des ordures, afin que je gagne Christ » (Philippiens 3,8) ? »

Citons quelques pensées de C. H. Mackintosh qui nous paraissent très édifiantes : « C'est quand l'homme en a fini avec lui-même sous tous ses aspects : le mauvais moi et le bon moi, le moi coupable et le moi juste, qu'il commence avec un Dieu sauveur. La plénitude de Dieu attend toujours des vases vides ; la grande difficulté est de vider ces vases ! Quand on en arrive là, tout est réglé, car la plénitude de Dieu peut alors s'y déverser ».

Voilà quelques pensées qui par la grâce de Dieu peuvent nous aider à mieux réfléchir sur les souffrances de notre Seigneur et nous conduire à juger la chair dans tous ses aspects, les bons comme les mauvais.

Votre frère, en Christ qui vient promptement.

Lionel

Si vous avez à cœur de méditer plus profondément sur ce sujet, consultez les articles sur « La génisse rousse » de C. H. Mackintosh, William Kelly, Henri Rossier, J. N. Darby, et H. L. Heijkoop.

Que Dieu notre Père en Jésus nous encourage tous.