Nous trouvons le mot « exercés » pour la première fois dans l'Ancien Testament (Genèse 14, 14).

Abram, l’Hébreu (celui qui passe, qui est de passage, pour le distinguer des résidents), dut se séparer de son neveu Lot à cause d'une « querelle entre les bergers des troupeaux d'Abram et les bergers des troupeaux de Lot » (Genèse 13, 7). Combien l'attitude d'Abram face à cette querelle est empreinte de sagesse et de crainte de Dieu. Le Cananéen et le Phérézien habitaient alors dans le pays ; ce n'était pas le moment de manifester une division entre frères. « Et Abram dit à Lot : Qu'il n'y ait point, je te prie de contestation entre moi et toi, et entre mes bergers et tes bergers, car nous sommes frères » (Genèse 13, 7-8). Nous ne pouvons ne pas penser au mauvais exemple que l'Église donne par toutes ses divisions et ses querelles intestines. « Car je crains... (disait Paul)... qu'il n'y ait des querelles, des jalousies, des colères, des intrigues, des médisances, des insinuations, des désordres » (2 Corinthiens 12, 20). « Tout le pays n'est-il pas devant toi ? Sépare-toi je te prie d'avec moi. Si tu prends la gauche, j'irai à droite, et si tu prends la droite, j'irai à gauche » (Genèse 13, 9). Abram ne choisit pas, il s'en remet complètement au Seigneur, il aurait pu, vu son âge choisir en premier, mais il préfère remettre sa vie et sa course entre les mains de Dieu. Un vieux chrétien rempli de l'Esprit Saint et de sagesse qualifiait la douceur : « comme le caractère d'un homme qui n'insiste pas sur ses droits ». Puissions-nous, Seigneur Jésus, être tous animés d'un tel esprit !

« Et Lot leva ses yeux et vit toute la plaine du Jourdain, qui était arrosée partout... comme le pays d'Egypte. Et Lot choisit pour lui la plaine du Jourdain... et Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu'à Sodome. Or les hommes de Sodome étaient méchants, et grands pécheurs devant l'Eternel » (Genèse 13, 10-13).

« Abram ... habita auprès des chênes de Mamré, qui sont à Hébron (alliance, communion) et il bâtit là un autel à l'Éternel » (Genèse 13, 18).

Nous ne voyons pas d'autel dans la vie de Lot, et si nous n'avions pas la seconde épitre de Pierre (2 Pierre 2, 7-9), nous n'aurions pas su qu'il soit un véritable croyant, cela ne nous parle-t-il pas ? « Lot habitait dans Sodome » (Genèse 14, 12). Prenons bien garde de ne pas suivre son exemple et de poursuivre la prospérité plus que la communion avec notre Dieu. Imitons l'exemple d'Abram « qui par la foi demeura dans la terre de la promesse comme dans une terre étrangère, demeurant sous des tentes... car il attendait la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l'architecte et le créateur » (Hébreux 11, 9-10). Combien nombreux sont les chrétiens qui comme Lot délaissent leur tente, oubliant leur vocation céleste, ils vivent comme les gens du monde. « Ils marchent à la manière des hommes » (1 Corinthiens 3, 3). « C'est pourquoi, sortez du milieu d'eux, et soyez séparés, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur, et moi je vous recevrai et je vous serai pour père et vous vous me serez pour fils et pour fille, dit le Seigneur le Tout-Puissant. Ayant donc ces promesses... » (2 Corinthiens 6, 17-18).

Plus tard, nous voyons Lot « assis à la porte de Sodome » (Genèse 19, 1). Nous savons ce que cela signifie : il se tenait avec les hommes influents de la ville. Quelqu'un pourrait poser la question : Lot est-il sauvé ? Oui, « mais comme à travers le feu » (1 Corinthiens 3, 15). Les biens de Sodome excitent la convoitise et l'ambition des rois ou des conquérants de ce monde. « Et il arriva, aux jours d'Amraphel, roi de Shinhar, d'Arioc, roi d'Ellasar, de Kedor-Laomer, roi d'Elam, et de Tidhal, roi des nations, qu'ils firent la guerre contre Béra, roi de Sodome... et les rois de Sodome et de Gomorrhe s'enfuirent... et les rois prirent tous les biens de Sodome et de Gomorrhe, et tous leurs vivres, et ils s'en allèrent. Ils prirent aussi Lot fils du frère d'Abram, et son bien, et ils s'en allèrent » (Genèse 14, 1-12).

Lot, le neveu d'Abram, fut amené captif, il avait tout perdu. « Et Abram apprit que son frère avait été emmené captif, et il mit en campagne ses hommes exercés, trois cent dix-huit hommes, nés dans sa maison » (Genèse 14, 14). Des hommes exercés sur qui il pouvait compter, des hommes préparés pour le combat pour la guerre.

Cela ne nous fait-il pas penser à ce très beau passage de l'Ecriture : « Et des Gadites, il se détacha pour se joindre à David dans le lieu fort au désert, des hommes forts et vaillants, hommes exercés pour la guerre, armés de boucliers et de piques ; et leurs faces étaient comme des faces de lions et ils étaient prompts comme des gazelles sur les montagnes » (1 Chroniques 12, 8). « Les justes sont pleins d'assurance comme un jeune lion » (Proverbes 28, 1). Quelqu'un a écrit : « Que Dieu dans sa grâce accorde à son assemblée beaucoup de ces combattants pour Christ vaillants et endurants, portant haut le bouclier de la foi et allant sans peur à la rencontre de l'ennemi ». « Voici son lit, celui de Salomon ; soixante hommes forts l'entourent, d'entre les hommes forts d'Israël ; tous tiennent l'épée et sont exercés à la guerre, ayant chacun son épée sur sa cuisse à cause des frayeurs de la nuit » (Cantique des Cantiques 3, 7-8). Salomon était entouré de ses hommes de guerre, hommes forts nous dit l'Ecriture, d'entre les hommes forts d'Israël. « De faibles qu'ils étaient furent rendus vigoureux, devinrent forts dans la bataille, firent ployer les armées des étrangers » (Hébreux 11, 34). « Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force » (Ephésiens 6, 10). « Car ce n'est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné ; mais de puissance (force) et d'amour et de conseil » (2 Timothée 1, 7). Chacun avait son épée sur sa cuisse, prêt à intervenir à cause des frayeurs de la nuit. Cette épée nous rappelle la Parole de Dieu qui « doit habiter richement en nous » (Colossiens 3, 16) et qui met en fuite l'ennemi. « La nuit est fort avancée, et le jour s'est approché ; rejetons donc les œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière » (Romains 13, 12). Si nous voulons être des bons combattants, et combattre le bon combat « de la foi » (1 Timothée 6, 12), nous avons besoin de revêtir l'armure complète de Dieu (Ephésiens 6, 10-18). Ce combat n'est pas contre des hommes comme dans l'Ancien Testament mais contre « les dominateurs de ces ténèbres contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » (Ephésiens 6, 12).

Il est parlé dans l'Ecriture d'une nourriture solide ; elle est pour ceux « qui ont par le fait de l'habitude ont les sens exercés à discerner le bien du mal » (Hébreux 5, 14).

Paul l'apôtre exhortait son véritable enfant dans la foi Timothée : « exerce-toi toi-même à la piété » (1 Timothée 4, 7).

« Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être un sujet de joie, mais de tristesse ; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle » (Hébreux 12, 11).

Sommes-nous des chrétiens exercés ?

Que le Seigneur nous encourage tous par sa parole.

Votre frère Lionel

Pour être informé de la parution des nouveaux messages,
vous pouvez laisser ci-dessous votre adresse e-mail

Tous Les Articles
×

Vous y êtes presque...

Nous venons de vous envoyer un e-mail. Veuillez cliquer sur le lien contenu dans l'e-mail pour confirmer votre abonnement !

OK