Du fruit, plus de fruit, beaucoup de fruit.

« En ceci mon Père est glorifié, que vous portiez beaucoup de fruit, et vous serez mes disciples » (Jean 15, 8).

Je suis d'une région de France (le Languedoc) où on cultive surtout la vigne. Il m'arrive souvent, en me promenant, de voir des vignes abandonnées à elles-mêmes. Le cultivateur ne les laboure plus, les mauvaises herbes l'envahissent, les sarments ne sont plus taillés, et de ce fait, leurs fruits sont complètement rachitiques.

Je ne peux m'empêcher de penser à la vie chrétienne : si nous étions abandonnés à nous-mêmes, nous ne porterions aucun fruit. Nous avons besoin du travail du cultivateur, de la taille, du labourage, sinon il serait dit de nous, comme Israël, que nous sommes « une vigne branchue qui porte du fruit pour lui-même, selon ce qu'il est » (Osée 10, 1).

Le Seigneur Jésus est appelé dans la Parole : « le vrai cep » (Jean 15, 1). Dans l'Ancien Testament : « l'Eternel a transporté d'Egypte un cep » (Psaume 80, 8). « Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau fertile. Et il la fossoya et il en ôta les pierres et la planta de ceps exquis, et il bâtit une tour au milieu d'elle ... et il s'attendait à ce qu'elle produise de bons raisins, et elle produisit des raisins sauvages ... qu'y avait-il encore à faire pour ma vigne que je n'aie pas fait pour elle ? » (Esaïe 5, 1-4).

Cette description est une image de l'homme qui, bien que très religieux, ne connait pas Dieu, n'a pas expérimenté une nouvelle naissance et ne possède pas une nouvelle nature que Dieu lui donne lorsqu'il met sa foi en Jésus-Christ mort et ressuscité pour lui. Sans cette relation et communion avec Christ, nous ne pourrons jamais porter du fruit. « Séparés de moi (Jésus) vous ne pouvez rien faire » (Jean 15, 5).

Il est donc absolument nécessaire, lorsque nous sommes venus à Christ dans la repentance, de « demeurer en Lui », de demeurer attachés au Cep, si nous voulons porter du fruit, « beaucoup de fruit » (Jean 15, 5). « Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé » (Jean 15, 7). Combien ces paroles qui sortent de la bouche de notre Seigneur sont propres à nous encourager mais aussi à nous humilier pour notre manque de force et de foi dans la prière. « Vous serez mes disciples ». Le Seigneur s'attend à voir ses disciples porter pas seulement du fruit, mais beaucoup de fruit, mais d'où provient ce fruit ? « De moi provient ton fruit » (Osée 14, 8).

Oui, le fruit que nous pouvons porter ne vient pas de nous, mais il est le résultat d'une communion intime avec le Seigneur. « Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Corinthiens 3, 18).

N'oublions pas que ce sont les branches les plus chargées de fruits qui s'inclinent le plus bas.

N'avons-nous tous pas vu un cep chargé de belles grappes ? Toute la gloire en revient au cultivateur !

Je suis le vrai cep (Jésus) et mon Père est le cultivateur (Jean 15, 1).

Votre frère en Christ,

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