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Naaman le Syrien, et une petite fille d’Israël (2 Rois 5)

 

«Naaman, chef de l'armée du roi de Syrie, était un grand homme devant son seigneur, et considéré, car par lui l’Éternel avait délivré les Syriens; et cet homme était fort et vaillant, mais lépreux» (2 Rois 5,1). La Parole de Dieu ne nous cache pas ce que nous sommes tous par nature: des pécheurs (la lèpre dans la Bible est une image du péché). Quelle que soit notre position sociale, même la plus enviable, elle ne peut effacer le fait que nous sommes «morts dans nos fautes et dans nos péchés» (Ephésiens 2,1). Le péché (la lèpre) a taché l'image de Dieu dans nos vies, et nous conduit à la corruption et à la destruction éternelle.

Au dehors, nous pouvons paraître justes devant les hommes, mais Dieu qui regarde à l’intérieur de nos cœurs voit toute la corruption qui nous habite tous. Il vaut mieux le reconnaître et le confesser avant que vienne le jour où il sera trop tard pour le faire. «Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs» (Hébreux 4,7). «Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l'ignorance, ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent; parce qu'il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l'homme qu'il a destiné à cela, de quoi il a donné une preuve certaine à tous, l'ayant ressuscité d'entre les morts» (Actes 17,30-31).

Cet homme, Naaman le Syrien, était fort et vaillant mais lépreux. Il savait très bien que ce mal le tuait à petit feu, il avait peut-être essayé par tous les moyens de l'époque de se guérir de sa lèpre, mais en vain. Seul «le sang de Jésus Christ... nous purifie de tout péché» (1 Jean 1,7).

«Les syriens étaient sortis par bandes, et avaient amené captive du pays d’Israël une petite fille, et elle servait la femme de Naaman. Elle dit à sa maîtresse: Oh si mon seigneur était devant le prophète qui est à Samarie! alors il le délivrerait de sa lèpre» (2 Rois 5,3).

Quel exemple que cette petite fille qui, au lieu de se plaindre de sa situation de captivité, pense au besoin des autres, se soucie du besoin de son maître, ne se révolte pas, ni ne se laisse aller à la dépression, ni à l'amertume, bien au contraire, mais pourquoi? Elle connaît le Dieu d’Israël, elle sait qu'Elisée est son prophète et qu'il a le pouvoir de délivrer Naaman de sa lèpre. Elle est sûre et confiante dans le Dieu d’Israël. Elle a la foi dans le Dieu de ses pères, elle ne doute pas.

Où en sommes-nous nous-mêmes qui vivons dans des pays relativement tranquilles? Faisons-nous comme cette petite fille «l’œuvre d'un évangéliste» (2 Timothée 4,5), ou bien nous plaignons-nous de notre sort et même si ce jour est un jour de bonnes nouvelles, «nous nous taisons» (2 Rois 7,9) ?

Cette petite fille ne dit pas «il pourrait le délivrer» mais «il le délivrerait de sa lèpre». C'est la certitude de la foi. «Un lépreux vient à lui, le suppliant et se jetant à genoux devant lui disant: Si tu veux, tu peux me rendre net. Et Jésus ému de compassion, étendant la main le toucha, et lui dit: Je veux, sois net. Et comme il parlait, aussitôt la lèpre se retira de lui; et il fut net» (Marc 1,40-42).

Que le Seigneur nous encourage tous par ces quelques versets de la Parole de notre Dieu.

Lionel